Restaurations
 
Le Landeron
1987-1992

ÉDIFICE CLASSÉ MONUMENT HISTORIQUE
RESTAURATION DU CLOCHER 1987-1988
RESTAURATION DES FAÇADES 1989-1990
RESTAURATION INTÉRIEURE 1991-1992

DESCRIPTION DE LA RESTAURATION

Réalisée en deux étapes, elle a permis de créer à l'extérieur un enduit lisse à la chaux blanche, plus judicieux que l'enduit rustique, d'une teinte grise, occultant l'harmonie des proportions.
 

A l'intérieur deux tendances divisaient les paroissiens, l'une préconisait de rendre réversible l'intervention d'Albert Gaeng par le rétablissement de la polychromie antérieure avec des murs couleur crème et un socle en imitation granit. L'autre souhaitait conserver l'intervention de 1930. Le soussigné fût choisi suite à sa prise de position lors de la visite de l'église avec la commission d'art sacré en mettant en évidence la sensibilité avec laquelle cette polychromie a été exécutée et met en valeur tout l'édifice grâce au choix judicieux des vingt-deux couleurs rehaussant le décor architectural. Le projet du mobilier contemporain nécessité par les nouvelles exigences de Vatican II ne fût réalisé que partiellement. Le choeur a conservé un mobilier d'époques diverses sans valeur artistique ou historique. Les tissus d'un rouge intense, non assortis à la polychromie, ont été remplacés par un gris répondant à l'esprit de la restauration de Fernand Dumas. Le sol bicolore en carrelage datant de la dernière intervention a été remplacé par un sol en marbre de Bourgogne, proche du sol d'origine en pierre jaune, découvert sous le carrelage au moment de la création du nouveau chauffage, similaire à celui réalisé en 1999 à Notre-Dame de Neuchâtel.
 





Notre-Dame
1986-2000

CLASSEMENT DE l' ÉGLISE COMME MONUMENT HISTORIQUE 1982
RESTAURANT DE LA TOITURE 1986-1987
RESTAURATION DES FAÇADES 1993-1998
RESTAURATION INTÉRIEURE 1998-2000

DESCRIPTION DE LA RESTAURATION

Après la mise au point d'un concept général en 1985, la restauration a débuté avec la toiture en ardoises naturelles, ornée d'une grande arabesque, utilisant les tuiles noires, rouges et blanches.
 

Malgré son bon état, le toit a dû être entièrement découvert suite à l'oxydation des crochets. L'occasion a permis de poser une sous-couverture protégeant le lambrissage d'origine bien conservé. Des bouches d'aération discrètes et un nouveau contre-lattage permettent au toit une bonne respiration.

Les façades en pierre factice présentent un important défaut inhérent à la construction, les efflorescences de salpêtre. Les pierres, bien que teintées dans la masse, avaient été peintes peu après la construction, en vue de corriger l'aspect général. Les quelques dégâts ponctuels ont été réparés par un mortier spécial, apparenté à l'existant. Une nouvelle teinte dérivée de la couleur d'origine, après son vieillissement, est appliquée sur toute la surface. Les quelques parties traitées contre le salpêtre se sont bien comportées, contrairement aux parties non traitées. L'option de ne pas traiter la pierre a été prise après le constat d'importants dégâts sur d'autres édifices restaurés en Suisse et particulièrement en Allemagne.

S'il n'a pas été possible de reconstituer le décor sculptural de l'extérieur, éliminé entre 1955 et 1956, Les façades en pierre factice présentaient un important défaut inhérent à la construction, les efflorescences l'application d'une nouvelle polychromie a permis d'atténuer les interven­tions ultérieures relevant d'une autre manufacture. Bien que dépouillé, l'aspect extérieur reste encore très ouvragé.

L'intérieur, ultime étape de la restauration, conserve intacte l'ensemble de son décor d'époque. Le chœur de Dumas succède à un aménagement provisoire, sans lien avec le style néo-gothique. Le sol de l'allée centrale et du narthex, les deux arcades et le plafond ner­vuré sous la tribune de l'orgue, détruits en 1970, suite à l'installation d'un nouveau chauffage à air chaud, sont reconstruits selon des anciennes prises de vues ou des vestiges retrouvés. Le nouveau chauffage à air chaud sous les bancs, s'inspire de celui de la cathédrale de Fribourg.

Tout au long de cette restauration nous avons respecté l'état d'origine de la substance par la conservation intégrale de ses contrastes, évitant d'atténuer les teintes en conformité avec le goût actuel. Le Chemin de croix d'une exécution à première vue académique révèle, après sa restauration, les connaissances étonnantes en 1906 de la peinture moderne de son auteur. L'influence de plusieurs protagonistes français et suisses alors méconnus, se retrouve dans le traitement de certains personnages et des plans secondaires. Édifié par Henri Wolf-Giusto, le grand orgue d'expression symphonique inspiré de la grande facture d'orgues française de la fin du XIXe siècle, a été inauguré en 1929. N'ayant subi aucune altération depuis sa construction, l'instrument est soigneusement restauré en tant que témoin important de l'esthétique romantique-symphonique française en Suisse romande. Des interventions mineures, dictées par les nouveaux besoins liturgiques, sont faites dans un esprit résolument contemporain en harmonie avec l'esprit qui a animé le nouveau chœur et la chapelle des fonts baptismaux. Un espace réservé à la méditation a été crée à l'emplacement d'un local technique sous la partie orientale du nouveau chœur de 1937.

Notre-Dame, sauvée de la démolition en 1980, entre autre par l'engagement de M. Robert Pillonel Curé de la paroisse et du soussigné, est la plus grande église suisse érigée au siècle dernier.

Noël 1999 a vu la réouverture de l'église pour la célébration des offices. Les ultimes travaux d'achèvement se feront durant le mois de janvier. L'inauguration du nouvel orgue aura lieu à la fête de la Pentecôte 2000. La consécration est prévue pour le 27 août de la même année.

 





Sacré-Coeur
1993-1994

ÉDIFICE NON CLASSÉ
RESTAURATION SELON LES CRITÈRES DES MONUMENTS HISTORIQUES
RESTAURATION INTÉRIEURE
CRÉATION D'UN NOUVEL AMÉNAGEMENT LITURGIQUE

DESCRIPTION DE LA RESTAURATION

Après l'établissement de l'inventaire de tous les éléments d'intérêt, il a été décidé de restaurer la nef, en respectant la substance d'origine et d'y insérer un nouveau chauffage à air chaud sous les bancs, selon le modèle de la cathédrale de Fribourg.
 

La teinte dominante rose, surprenante à première vue, c'est avérée en parfaite harmonie avec les autres couleurs peintes ou naturelles des diverses essences de bois et des pierres. Le mobilier liturgique du choeur a été entièrement conçu par nos soins en bois naturel afin de créer une unité des matériaux entre le nouveau sol surélevé, l'autel et les sièges. Les chandeliers, lutrins et porte-fleurs en acier, sont également de notre main.
La demande de classement de l'édifice en tant que monument historique n'a pas abouti pour une question d'époque ne permettant pas de retenir un édifice néo-gothique de 1926. La restauration a été réalisée selon les critères d'un édifice classé, ce qui a valu à la paroisse en guise de récompense un don exceptionnel de Frs.20'000.00 offert par le Conseil d'État du canton de Neuchâtel. Lors des journées du patrimoine, le 13 septembre 1997, le Service cantonal de la protection des monuments et des sites, a mis au programme de ses visites l'église du Sacré cœur.